Vivre avec un pervers narcissique : La Comédie du bonheur

August 27, 2017

 

Une émission limpide pour comprendre les mécanismes de la relation perverse avec le psychiatre Jean-Charles Bouchoux auteur du livre "Les pervers narcissiques". 

 


De la séduction -le pervers est intelligent, agréable, brillant- à la mise sous emprise  - "il est fou de vous", "vous êtes la femme de sa vie", "vous êtes incomparable"...-,  de la comédie du bonheur qui se transforme en piège -oui vu de l'extérieur, vous avez tout pour être heureux- jusqu'à la phase de destruction... Le processus est toujours le même...

 

Le pervers s'introduit dans vos failles narcissiques et vous vampirise. Il se nourrit de vos qualités et de vos relations. Il vous utilise. Vous n'êtes qu'un objet, un outil, au service de son narcissisme et de son besoin de reconnaissance...  Une fois repu, il va vous mettre à terre, dans une entreprise de destruction machiavélique.

Son but : se faire passer pour la victime ... Le pervers n'a jamais tort.Il est prêt à tout pour préserver son image... Oui, son seul but : faire passer l'autre pour "fou".

 

Dès le départ, les futures victimes ont l'intuition que quelque chose ne va pas, que cette personne les met "mal à l'aise", qu'elle "en fait trop" que certaines choses "clochent" mais pourtant, elles tombent dans le panneau. Dès lors, elles vont basculer dans un monde de plus en plus insensé, ne sachant plus ce qui est normal ou pas, où sont les limites, acceptant des situations pour le moins pas claires, malsaines voire nauséabondes. Cette manipulation savamment distillée vous entraîne lentement mais sûrement sur les pentes de la dépression, la maladie parfois... Plus encore lorsque cette perversion se combine avec la maltraitance de ceux que l'on appelle les "complices" du pervers, son "fan-club" en quelque sorte, qui l'admire indéfectiblement.

 

Un beau jour, le déni n'est plus possible, vous êtes en train de mourir à petit feu... Après la tentative de survie, le suicide ou la fuite. Après la fuite, La prise de conscience : la découverte de ce qu'elles ont vécu est effroyable pour les victimes.  Il leur faudra du temps pour comprendre, l'admettre, et pouvoir enfin entrer dans un chemin de reconstruction. Ce processus est douloureux, mais vital. Il peut d'accompagner de situations de stress post-traumatiques sous forme de cauchemars et de ruminations.  Mais cette transformation peut même devenir une chance, si on accepte que "plus rien ne sera jamais comme avant" et que oui le pervers narcissique nous a profondément transformé. Le pervers a fait éclater votre "moi" en mille morceaux... Vous avez été victime d'un escroc, d'une effraction, d'un vol, d'un viol... Ce qui vous restera de morceaux, et bien, il faudra les recoller... Peut-être pas dans l'ordre, dans le même cadre... Mais les tableaux de Picasso aussi ont leur génie... Alors, courage.

 

La perversité narcissique est une structure. Elle ne se guérit pas... Le pervers ne souffre pas. Il fait semblant. Le pervers ne change pas. Il s'adapte. Vous êtes son médicament, sa nourriture... Les seules issues pour la victime :  la mort, la folie ou la fuite.


Pourquoi la victime ne part pas ? Jean-Charles Bouchoux analyse le phénomène d'emprise, de contrôle, de prise au piège insidieuse, extrêmement mortifère et digne du décérébrée des systèmes sectaires. Passionnant sur la nature humaine, le lien, la relation, l'empathie et la dépendance... 

 

 

 

 

 

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